Rosace Lamoricière

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Rosace Lamoricière


Création et Composition de la Rosace.



















 

 

 

 

Dans l’Oculus Central, Le général Lamoricière, offre son épée au service
de Pie IX. Pour s'opposer aux visées annexionnistes du royaume du

 

Piémont, sont créés en 1860 les zouaves pontificaux avec la bénédiction
de Pape et du franco-belge Mgr Xavier de Mérode. Ils sont placés sous le commandement du général de
La Moricière .

Plus que l’histoire des Zouaves, la création de ce vitrail, réalisé par
 Claudius Lavergne en 1898-1899, est à la gloire de Lamoricière
ainsi que le montre les personnages désignés par les armoiries ;
 ce sont tous des compagnons d’armes et amis de Lamoricière
ou des gens de sa famille .La rosace contient 12 écussons .

- L’Eglise est représentée par le Pape Pie IX et par Monseigneur Mérode,
  ami de Lamoricière.

- L’Armée par Athanase de Charrette, Du plessis de Kerguiniec,
  Sylvain Comte de Vallée, Louis-Henry Prince de Condé, Comte Poulpry

- La Famille Lamoricière : le général, sa femme, ses 3 gendres
  (François de Maistre, Henry de la croix de Castrie, Comte de Dampierre)

 

Cette rosace créée par le peintre-verrier parisien Claudius Lavergne fut posée en même temps que ceux des 3 chapelles en 1898 et 1899.



 

Pie IX

 

 

 Ecartelé, aux 1 et 4 d’azur au lion d’or, aux 2 et 3 d’argent
 à 2 bandes de gueules

Couronne : tiare

Clefs en sautoir


 

 (1792 – 1878 )

Le bienheureux pape Pie IX dont le nom était Giovanni Maria Mastai Ferretti,
est né à
Senigallia (Italie), le 13 mai 1792 et décédé au Vatican le 7 février 1878
à l'âge de 85 ans. Il était le fils du Comte Girolamo Mastai Ferretti et de Caterina Solazzi, qui eurent 8 autres enfants.
En 1860, sur les conseil de Mgr. Xavier de Mérode,  il fait appel au Général Lamoricière pour commander l'armée pontificale.



 

Athanase de Charette de la Contrie 

  D’argent au lion de sable soutenu de trois canettes
du même ordonnées 2 et 1 .

Couronne : Marquis

(1831-1911) Athanase de Charette de la Contrie, est un officier français qui s'est distingué dans la défense des États du Pape et pendant la guerre de 1870
à la tête des zouaves pontificaux.

Petit-neveu du chevalier de Charette, Athanase de Charette de la Contrie,
élevé dans le souvenir des
guerres de Vendée, fit une carrière militaire en Italie
et en Autriche avant de commander de 1860 à 1870 les zouaves pontificaux,
puis de participer comme général de brigade à la défense de la France contre les
Prussiens en 1870.

Sa personnalité, comme celle du général de Sonis aux côtés duquel il combat
en 1870, marqua durablement les milieux
légitimistes français.

L'Abbé Brunelière ( page 363 ) signale sa présence lors de la consécration de l'église le 25 août 1889 aux côtés de Mme de Lamoricière .

Dans la rosace, il est représenté à genoux derrière Lamoricière en tenue de Zouave ( habits qui n'étaient pas encore créés ! ! ! )



 

François de Maistre

      à trois soucis (ou tulipes) d’or

Couronne : Comte    

Gendre de Lamoricière : il a épousé Henriette (1850-1869 ) fille de Lamoricière , le 20 juillet 1869. Il était alors Capitaine d'Etat Major dans l'armée pntificale. Henriette de Lamoricière mourut 5 mois plus tard le 20 déembre 1869 à Rome.

Il se remariera en 1874 avec Roselyne de Villeneuve Bargemon (1854-1942) et ils auront 2 fils de cette union .
( Internet : François de Maistre
arbre généalogique Guy Grandin de l'Eprevier )


 

Du Plessis de Kerguiniec

 




D’argent au sautoir cantonné de trois quintefeuilles, 1 en chef,
2 en flanc et d’une molette en pointe, le tout de gueules.

Couronne : Comte 

Capitaine, Compagnon de Lamoricière

 


  Monseigneur Xavier de Mérode

 

  

  D’or à quatre pals d’or et une bordure engreslée d’azur.

Couronne : Comte

________

( 1820 – 1874 ) Homme d'Église belge

Il est le fils du comte

Félix de Mérode (1791-1857) et de Rosalie de Grammont (1793-1823),
 d'une famille de vieille noblesse belge et française.

En 1844, désireux de se battre, il obtient de devenir attaché étranger
à l'état-major particulier du général

Bugeaud en Algérie et se fait suffisamment remarquer en petite Kabylie
et dans l'Aurès pour obtenir la Légion d'honneur. Il fait alors la connaissance
de
la Moricière .

En 1847, il démissionne brusquement, pour certains à la suite d’un duel,
pour entrer dans les ordres et il est ordonné prêtre en 1849.
Il devient aumônier militaire de la garnison française de Viterbe. En 1850,

 Pie IX le nomme camérier secret et directeur des prisons pontificales.
 En 1860, il persuade le pape de réorganiser l’armée pontificale en faisant appel
 à La Moricière. Pour renforcer Mérode face au
secrétaire d'État,
 le cardinal Antonelli, le pape le nomme ministre des Armes du
Saint-Siège.

  


 

Sylvain Charles Valée

 

   

  D’azur au pal d’argent accosté de 2 aigles affrontées d’or

Couronne : Marquis

                   _________                   


( 1773 – 1846 )  

(né à Brienne-le-Château le 17 décembre 1773 - 16 août 1846 à Paris)
 a été
maréchal de France

En 1837, lors des préparatifs pour la seconde expédition de Constantine, le cabinet obtint du roi que l’artillerie et le génie fussent dirigés par le général Valée. Mais au moment de donner l’assaut à Constantine, un boulet des assiégés vint frapper à côté du duc de Nemours le général en chef Damrémont ; Valée le remplaça .Lamoricière était donc sous ses ordres lors de la prise de Constantine .

 


Christophe Louis Léon Juchault

de Lamoricière

  D’azur à 3 coquilles d’argent posée 2 et 1 accompagnées d’une fasce d’or.

Couronne : Marquis

__________

 

( 1806 – 1865 )

Christophe Louis Léon Juchault de Lamoricière

, ou de la Moricière est un général et homme politique français né à

Nantes en 1806 , décédé au château de Prouzel, près d'Amiens en 1865.

En

1860, il se dévoue à la cause pontificale, le Saint-Siège se trouvant menacé par les troupes de Garibaldi ainsi que par le Piémont-Sardaigne qui lutte pour unifier l'Italie
sous la couronne de son roi
Victor-Emmanuel. Mais son enthousiasme et son expérience ne peuvent rien contre des puissances nettement supérieures :
la
défaite de Castelfidardo sonne la fin de l'aventure (cf. Zouaves pontificaux).
La Moricière rentre en France pour y finir ses jours dans son château de Prouzel.

En remerciement de ses services, le pape

Pie IX lui fait élever un cénotaphe dans la Cathédrale de Nantes, inauguré en 1879, tandis que la ville de Constantine lui érige un monument inauguré en 1909,
 mais qui sera rapatrié à l'issue de la guerre d'Algérie et finalement installé
 à
Saint-Philbert-de-Grandlieu, la ville d'origine de sa famille.

Le 21 avril 1847, le général de Lamoricière avait épousé Marie-Amélie Gaillard d'Auberville (1827-1905), issue d'une vieille famille picarde.
Le général de Lamoricière et Marie-Amélie Gaillard d'Auberville
eurent une fille et un fils
qui moururent en bas âge, et deux filles, Henriette (1850-1869) et Isabelle
(1853-1919).

 


 

Colonel Henry Marie de la Croix de Castrie

 

  D’azur à la croix d’or

Couronne : Comte

_________

  (1850-1927)

Henry Marie la Croix de Castries (1850-1927) fut l'un des fondateurs du Comité du Maroc et l'un de ses membres les plus actifs.

. Isabelle Lamoricière (1853-1919) épousa, en 1873, Aymar de Dampierre, puis le colonel comte Henry de Castries (1850-1927), qui adopta son beau-fils Jacques de Dampierre en 1902

Entré à Saint-Cyr comme officier-élève en 1871, Henry de Castries fut envoyé par mesure disciplinaire en Afrique, en 1873, et affecté aux affaires indigènes.
Il demeura sept ans à Aflou, aux confins marocains. Il s’occupa de cartographie
dans la région de Figuig et de l’Oued Draa. En avril 1881, il coopéra sous Négrier
à la répression de Bou Amana et assista au combat du Chott Tigri.
Attaché à la mission chargée en 1887 de présenter au sultan du Maroc une carte
de son empire, il explora l’itinéraire de Casablanca à Fez. Il démissionna peu après, s’établit en Anjou, suivit en amateur les cours de l’Ecole des chartes, écrivit
et fit de la politique locale comme conseiller général. Lyautey l’appela à Tanger
en 1910 comme colonel de territoriale et le prit à son état-major.
Le colonel de Castries entra à Fez avec Lyautey en 1912.
Pendant la Première Guerre mondiale, il combattit sur l’Ourcq, l’Aisne et la Somme
avec le 68e régiment d’infanterie territoriale. Réformé en 1917,
il créa l’Institut historique du Maroc. Le colonel de Castries mourut sans postérité.
Il a laissé : L’Islam (1896), Agents et voyageurs français au Maroc (1911) ainsi
que plusieurs traductions d’auteurs arabes.

 


 

Anicet Marie Aymar comte de Dampierre

 

 

  D’argent à 3 macles de sables posées 2 et 1 .

Couronne : Comte

________

  (1844-1876)

Anicet-Marie-Aymar s'engagea très jeune dans l'armée pontificale,
aux côtés du vicomte de Curzay et de son cousin germain,
le comte de Lastours. Aymar épousa, le 30 juin 1873, Marie Isabelle Juchault
de Lamoricière (1853-1919), deuxième fille du général de Lamoricière,
et en eut un fils : Jacques. 
Il meurt à 32 ans en 1876.


Marie-Amélie Gaillard d’Auberville

 

 

  D’azur au chevron d’argent accompagné de 3 croisettes du même

Couronne : Comte

___________

(1827 - 1905)

Le 21 avril 1847, Marie-Amélie Gaillard d'Auberville (1827-1905), issue d'une vieille famille picarde, épouse le général de Lamoricière .

 


 

Louis Henri, duc de Bourbon, prince de Condé

 

D’azur à 3 fleurs de lys d’or posées 2 et 1 au baton de gueules péri en bande.

Couronne : Prince

___________

(1756 – 1830 )

Louis VI Henri

Joseph de Bourbon-Condé était un

prince de sang royal français, né le 13 avril 1756 à Paris et mort le 27 août 1830,
au
château de Saint-Leu. Il fut le 9e duc d'Enghien (1756-1772),
puis
duc de Bourbon (1772-1818) et enfin, à la mort de son père en 1818, le 9e
– et dernier –
prince de Condé.

 


Du Poulpry 

 

  D’argent, au rencontre de cerf de gueules.

Couronne : Comte

__________

  La famille du Poulpry, que M. de Courcy dit éteinte en 1827,
a produit au siècle dernier un lieutenant-général.



 

 

Conclusion :

Avec cette rosace, le Général de Lamoricière prend une place très importante dans cette église. Après toute une série de saints prestigieux dans les vitraux du chœur, pourquoi ce choix. Ses razzias sanglantes en Algérie et,  en France, sa répression sanglante des journées d’insurrection ouvrière de Juin 1848, ne le mèneront pas de sitôt à la canonisation ! Mais enfin il est de St Philbert et n’a-t-il pas depuis 1879 son cénotaphe dans la cathédrale de Nantes à la demande du pape Pie IX. Quoiqu’il en soit, tout juste 25 ans après le décès du général, alors que son épouse est encore vivante (+ 1905), le vitrail est réalisé et placé dans ce transept Sud de l’église .Il nous rappelle tout un passé historique. En dehors de l’église, il est présent ici. Un monument, un lieu-dit, une rue nous le rappellent.

Il reste encore bien des incertitudes dans nos recherches, nous faisons appel à toutes les bonnes volontés qui peuvent nous apporter quelques éléments supplémentaires, merci d'avance !  

Publié dans Vitraux

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Bourdain 27/12/2010 15:52


Deux fois " sanglants" en quelques mots....doucement les basses....! Lorsque vous êtes militaire, vous obéissez aux ordres qui vous sont donnés....Quel était le chef de La Moricière qui avait
préconisé cette méthode de "conquète" ? Bugeaud....et le plus "fayot" fut le maréchal Leroy de St Arnaud...(Enfumades du Dahra.)Par contre, le Père des Zouaves fût l'initiateur des premiers bureaux
arabes en 1831, avec le Gl Avizard....je vous rappelle que "Lamo....etait disciple de la religion saint simonnienne.....il était d'ailleurs profondément républicain et fut exilé une dizaine
d'années par Napo III...
Bourdain 9ème Zouaves Algérie Mai 1956/Novembre 1958. Je prépare un ouvrage sur le Général.